Des assises de la santé à Alençon

Vers une stratégie collective de réduction inégalités sociales et territoriales de santé

 

Ce lundi 16 juin 2018 en matinée, la ville d’Alençon a organisé ses premières assises de la santé.

 

Introduite par Emmanuel DARCISSAC, maire d’Alençon, vice-président de la Communauté Urbaine d’Alençon et président du Conseil de surveillance du Centre hospitalier intercommunal Alençon-Mamers, cette matinée de travail a réuni près de 150 acteurs du territoire et amorcé une réflexion collective sur trois axes :

 

 

 

 

  1. Démographie médicale et attractivité du territoire ;
  2. Iniquités sociales et territoriales en matière de santé ;
  3. Prévention et éducation à la santé.

 

Elle été l’occasion de partager quatre retours d’expérience :

 

Jean-Michel GALL, médecin généraliste, président du conseil départemental de l’ordre des médecins de l’Orne, de la commission spécialisée de l’organisation des soins de la Conférence de la santé et de l’autonomie de Normandie et du conseil territorial de santé de l’Orne, a présenté la charte partenariale normande de déploiement des pôles de santé libéraux et ambulatoires, renouvelée le 15 novembre dernier.

 

Richard LOPEZ, médecin généraliste, directeur de la santé de la ville de Saint-Denis retraité et président de l’association La Fabrique des Centres de Santé, a partagé son expérience de cette autre forme d’organisation des soins, alternative à un modèle libéral qui n’est plus nécessairement le modèle recherché par les professionnels de santé.

 

Frédéric BASTIAN, maire-adjoint au développement social et à la promotion de la santé de Cherbourg-en-Cotentin, conseiller départemental, vice-président du CCAS de Cherbourg-en-Cotentin et de l’Union Nationale des CCAS, est venu présenter les travaux engagés depuis 2008 sur son territoire. Il a ainsi insisté sur la nécessité de développer la culture de la promotion de la santé, dès le plus jeune âge et en direction des populations les plus vulnérables.

 

Dans le prolongement de cette intervention, Marjorie PAINSEC, géographe de la santé et coordinatrice de l’Atelier santé ville (ASV) de la commune de Saint-Lô est revenu sur les objectifs de ces dispositifs relevant de la politique de la ville. Elle a souligné leur intérêt pour des acteurs locaux qui souhaitent s’engager dans une stratégie coordonnée de développement d’actions de prévention et de promotion de la santé, prenant en compte les attentes des habitants et des citoyens. Ces derniers sont en effet complètement parties-prenantes de cette démarche qui vise en priorité les habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

 

Ces deux dernières interventions ont permis de mettre en avant la nécessité d’agir globalement et localement, au plus près des populations, en particulier quand celles-ci sont éloignées du système de santé ou en perte d’estime de soi.

 

Les ateliers ont ensuite permis de commencer à identifier les atouts et faiblesses du territoire et à ébaucher quelques pistes de travail. Emmanuel DARCISSAC a proposé un nouveau rendez-vous à l’automne pour aller plus loin, partager des projets et des propositions.